Raymond (1874-1965)

Raymond Virebent27 mai 1874-6 octobre 1965

Fils aîné de Gaston Virebent, céramiste.

Gaston Virebent fut toujours soucieux de l’avenir de la manufacture et de la formation de ses enfants.
Raymond eut pour précepteur un ami de son père, le chanoine Auriol, qui l’accompagna lors de son voyage en Italie en 1894. Il fut formé comme son frère à l’Ecole des Beaux-arts de Toulouse (2 mentions en 1893). Puis il étudia à l’école de céramique de Limoges.
Associé à son père à partir de 1920 et probablement jusqu’au décès de celui-ci (1925). Puis il reprit la direction d’une usine qui après la séparation de l’Eglise et de l’Etat (1905), vit son chiffre d’affaire fortement diminuer. En effet, les fabriques paroissiales ne commandaient plus le type de décors proposés par les manufactures d’art religieux. Les particuliers qui offraient autrefois les décors de chapelles entières, lourdement affectés par les deux guerres mondiales et la crise, ne firent plus de dons aussi importants en faveur de leur paroisse. L’heure était à des décors plus sobres dont la revue « L’art sacré » se fit le chantre.
Contacté pour assurer la chaire de céramique à l’école des Beaux-arts, Raymond refusa cette charge.

Œuvres:
Pour les thermes de Salies-du-Salat Raymond conçut des chapiteaux émaillés de style égyptien (architecte Thillet, 1923). Comme la plus part des artistes de cette période il donna des monuments aux morts. Celui de l’église de Bagnères-de-Luchon souffre un peu du manque de lumière. Plus monumental celui réalisé par l’architecte Isidore pour le cimetière de Salonique, derrière Terre Cabade, à Toulouse, est discrètement émaillé de terre cuite provenant de la manufacture.
Raymond fournit encore quelques décors monumentaux : tympan de la chapelle des dominicaines à Pompignan (1936), selon la tradition des céramiques de Gaston.
Il participe désormais aux expositions d’horticulture : fournissant de nombreux décors pour les parcs et jardins des châteaux de la région (vases, fontaines, statues). Dans les années 30, à Muret, il œuvra pour la villa de Vincent Auriol (Patrice Bonnet architecte). Malheureusement il ne reste plus rien de son travail. A Saint-Gaudens on sait qu’il donna des décors pour une villa. Raymond participa aussi aux restaurations d’une galerie du Louvre. Il restaura aussi les terres cuites anciennes.

Sur la fin de sa carrière, l’activité réduite au stade artisanal se déroula en solitaire ou avec l’aide d’un ouvrier, Gabriel Lurrin (qui avait reçu la médaille d’honneur en 1937), dans une usine désertée.

Raymond à la Fabrique

Raymond à la Fabrique