Jean-Joseph (1737-1794)

Après quelques revers de fortune, il partit sur « les Trois Amis » le 31 décembre 1773 pour l’île Bourbon.

Un recensement le mentionne en 1776, en tant que confiseur, habitant à Port-Louis. Fortune faîte il rentra à Toulouse.
En 1790, il fit partie des 16 fondateurs de la Société littéraire et patriotique qui devait devenir le Club des Jacobins. Lieutenant-colonel de la Légion patriotique de la Daurade, il fût délégué à la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790 à Paris, par la ville de Toulouse. Au mois de novembre, il devient membre du corps municipal. Son portrait figure sur le premier tableau des élus municipaux de Toulouse (après les Capitouls), ceint de l’écharpe tricolore. L’année suivante il fut capitaine de la garde soldée à pied et chef de l’artillerie de la commune.

En août 1793 il prétexta de son état de santé pour donner sa démission.
Fédéraliste, il fût arrêté le 28 septembre 1793 pour avoir blâmé les Jacobins, condamné à mort le 13 ventôse an 2 par le tribunal criminel de la Haute-Garonne et guillotiné le même jour, place Villeneuve à l’âge de 56 ans.